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Let me shake up your world (ft Jolane)

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Caleb I. Jenkins
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MessageSujet: Let me shake up your world (ft Jolane) Dim 10 Mar - 16:52

Caleb Jenkins & Jolane Everdeen
Let me shake up your world

Les gens ne se rendent pas compte à quel point une simple rencontre peut changer leur vie. Je ne m’en rendais pas compte. Pour moi, les gens sont juste fait pour être croisés. Certains font un bout de chemin avec moi, deviennent des connaissances, des amis, des rencards, que je perds de vue un moment pour mieux les recroiser plus tard. Juste des gens que je croise brièvement, et qui m’apporte quelque chose, brièvement. Leur absence ne m’évoque rien, et leur présence me réjouit tout juste. Je suis un piètre ami, un bon amant, un père absent, un fils indigne. Je ne m’attache pas, je m’amuse. Personne ne me manque, ni mes parents, ni mes amis, pas même mon fils… Et je me suis toujours bien porté d’être aussi indépendant. Toujours. Jusqu’à ce qu’elle débarque…

Il lui a suffi d’une heure pour tout foutre en l’air. Pour me foutre en l’air. Depuis, c’est le bordel. Je ne me suis jamais senti aussi vivant, et pourtant j’ai l’impression d’être complètement à côté de mes pompes. Depuis deux semaines, je suis le premier à arriver au boulot, le dernier à partir. Je suis d’une humeur rayonnante, je drague les secrétaires, et je suis plus arrogant que jamais. Et croyez-le ou non, mon boss adore ça.
Je me réveille à cinq heures du matin, dans le lit d’une fille dont je ne me rappelle pas le prénom. Discrètement, je m’extirpe des draps roses, et je m’habille en vitesse en veillant à ne pas la réveiller. Ça n’a rien d’attentionné, je ne veux juste pas voir sa mine déconfite quand elle se rendra compte que je ne reste pas pour le petit déjeuner. J’ai tout juste le temps de rentrer chez moi, de me doucher, de boire un café, et me voilà, frais et dispo, pour commencer une autre dure journée de labeur. Un grand sourire aux lèvres, je fais le tour des secrétaires, j’échange quelques compliments et je les regarde battre des cils avec satisfaction. Puis, je prends l’ascenseur, et je descends jusqu’à la salle des archives juridiques. Des piles de dossiers se sont accumulées sur mon bureau pendant la nuit, et ça me prend bien trois heures pour toutes les trier et les ranger dans les bonnes allées. Mais quand enfin, j’ai terminé, je me laisse tomber dans mon fauteuil et j’ouvre le tiroir de mon bureau. Un double fond. Je le soulève, révélant la présence d’un fin dossier que je pose devant moi. Un sourire aux lèvres, je survole les papiers qu’il contient, les noms, les photos. Ce soir, j’ai rendez-vous avec Jolane Everdeen, et ce dossier est pour elle. Comment vous expliquer ce que je ressens à l’idée de la revoir… ? Je crève d’impatience. Ma libido a complètement explosée depuis le soir où je l’ai rencontré. Je suis affamé, je saute sur tout ce qui bouge, mais à chaque fois, j’en ressors déçu. Toutes ces filles craquent tellement facilement : quelques compliments, quelques regards charmeurs, et les voilà qui se tortillent comme des dindes, le cœur battant, se demandant si je suis l’homme de leur vie, se trouvant tellement séduisantes, tellement mystérieuses, tellement imprenables. Elles pensent sans doute que je les mérite. Elles sont tellement faciles à berner que ça n’en ai même plus drôle. Avant, ce genre de filles me suffisait. Je me confortais dans le fait de pouvoir mettre n’importe quelle fille dans mon lit. Mais depuis, j’ai rencontré LA fille. Celle qui est vraiment séduisante, mystérieuse et imprenable. Celle qui ne se laisse pas berner par des mots doux et des regards charmeurs. Celle qui me donne du fil à retordre, qui me fait me surpasser, et m’empêche de dormir. Celle qui me rend insatisfait et insatiable. Celle qui m’a donné tellement de plaisir et de tension que je ne pense plus qu’à ça, qu’à retrouver cet état d’excitation intense qu’aucune fille n’a jamais provoqué chez moi.

Dix-huit heures sonne. Je passe devant les secrétaires, sans un regard. J’ai le temps de rentrer chez moi, me doucher, et boire un café. Je me change, délaissant le costard gris que je dois porter au boulot, pour une tenue plus décontractée, et plus… disons qu’elle me met plus à mon avantage. Jolane m’a donné rendez-vous au bar d’un hôtel sur le Chemin de Traverse. Est-ce-qu’elle a fait ça en prévision de ce qu’il pourrait se passer après notre entrevue professionnel ? Ou bien est-ce simplement parce que les bars d’hôtels sont moins fréquentés que les bars tout courts. J’espère que c’est la première hypothèse, même si je ne le lui montrerai pas. Je ne veux pas la voir exulter en se rendant compte de l’effet qu’elle me fait. Je la déteste pour l’effet qu’elle me fait. Je ne supporte pas cet état de manque, ce besoin qu’elle provoque chez moi. J’ai envie de la voir soumise devant moi, comme toutes les autres, et en même temps, je ne la respecte que parce qu’elle ne l’est pas. Je déteste toutes ces contradictions, je déteste me sentir dominé, je déteste sentir son emprise sur moi. Je veux que les rôles s’inversent. Je veux la voir agoniser pour que je lui redonne du plaisir. Je veux la voir perdre tout contrôle, encore une fois.
J’arrive en avance, et vais m’installer dans un coin du bar. La lumière est tamisée, la musique d’ambiance est juste assez forte pour couvrir les conversations, l’ambiance est feutrée, propice à la séduction. Elle a bien choisit l’endroit. Je commande une vodka pour patienter, essayant de ne pas montrer mon impatience en fixant l’entrée de l’hôtel. Ma boisson arrive exactement en même temps qu’elle, heureusement ! Ainsi, je peux dissimuler mon sourire en buvant une gorgée, tout en la regardant s’avancer vers la table. Je ne me lève pas pour la saluer, je reste bien assis, savourant cet écart aux codes de bonne conduite auxquels elle tient tant. « Je t’ai pas attendu, tu m’en veux pas ?» lançais-je en lui montrant mon verre d’un air satisfait.



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Oh, ces yeux qui me dévorent, la rage au ventre... Mais qui de nous fera le premier pas ? Parfois j'ai peur de nous quand on est aussi bas, quand un rien enflamme tout, qui sera le plus mesquin, qui sera le plus fou ?
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Dim 10 Mar - 20:12

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Adossée dans l'un des divans de la salle commune Gryffondor, mon regard fait face aux flammes de l'âtre. Je suis seule ce soir, et ce n'est vraiment pas plus mal ; car si aujourd'hui la plupart des élèves de ma maison se sont couchés tôt en vue des examens approchant, je n'ai que trop conscience que le luxe d'un tel repos ne me sera plus accordé de si tôt. Et pour cause...
Chaque fois que mes yeux se ferment, à chaque pas que je fais, derrière chacun de mes soupirs, je le sens. Il est là, totalement imprégné dans ma chair, brûlant mon corps de frustration.

Caleb Jenkins. Un homme insignifiant, écœurant qui quelques semaines plus tôt me fit frôler le divin du bout de ses doigts. Et c'était bien là la facette de notre relation qui me dérangeait le plus.
A l'heure actuelle, j'étais encore incapable de croiser un miroir sans y voir se refléter ma honte de m'être ainsi abandonnée à lui : si vite, si facilement. La partie avait été jouée dès lors que j'avais sentit une once de résistance en lui. Je n'avais jamais connu qu'obéissance et soumission, je découvrais avec lui le véritable sens du mot « défi ». Et quel défi que cet homme...
A lui seul, il était parvenu au pire : me faire préférer sa présence au but que je m'étais fixé, car oui, je devais bien le reconnaître, je ne pensais plus qu'à ça. A lui, à sa peau, à ses bras.
Je ne pouvais me plaire à dire que ses bras étaient ceux de tous les hommes, que sa bouche embrassait comme toutes les autres, ou que son étreinte ne m'avait satisfaite que le temps d'une nuit.
Bien au contraire.

J'avais tout tenté pourtant pour oublier son contact, me rabaissant à accepter dans ma couche des valets que je repoussais constamment en temps normal. Mais aucun ne parvint à combler le vide, pas même le plus passionné, ni le plus téméraire. J'enchaînais plus que jamais mes allées et venues dans les bras de ces piètres courtisans sans jamais y retrouver sa force, sa bestialité, et encore moins son habileté à trouver et à exploiter chaque points sensibles que recelait mon corps.
Ç'en devenait maladif, mais je ne pouvais lutter contre cela par moi-même.
C'est ainsi que pour la première fois de ma vie, je devint l'élève la plus assidue qui soit au cours de potions, posant des questions à n'en plus finir et répondant toujours juste. De ce fait, mon bon professeur, ravi de mon soudain intérêt m'avait offert son aide dans la réalisation d'un nectar que je disais destiné à me garder concentrée en cours. De fait, son usage je le destinais à un moment de ma vie bien plus important : ma prochaine rencontre avec Caleb Jenkins.
Je lui avais d'ailleurs donné rendez-vous le soir-même dans le bar d'un hôtel du chemin de traverse, dans l'attente de l'heure convenue, je me sentais aliénée par la cadence bien trop alerte de mon cœur, par le tremblement de mes mains.

Je me plaisais, en choisissant cet endroit, à jouer avec le feu dans un moment loin d'être prompt à me laisser ainsi déconcentrée. Et pourtant, je ne pouvais lutter.
Je détestais ce sentiment, je lui en aurai presque crever les yeux de rage pour ce qu'il m'avait fait, pour ce qu'il avait fait naître en moi, mais paradoxalement, ce sentiment me rendait plus vivante que jamais. Tout du moins, je n'avais plus connu un sentiment si extatique depuis le drame qui avait marqué la fin des Everdeen. La grande horloge de la salle sonna dix heures. Me levant lentement, je tirais de la poche de ma jupe le flacon que j'avais si assidûment préparé avec le professeur de potion, et en avalais le contenu d'une traite avant de balancer la fiole dans les flammes et de monter au dortoir. Lentement, je me faufilais entre les lits, et eu la malheureuse surprise de découvrir que contrairement à ce que je pensais, bien peu de rideaux étaient tirés. Mes compagnes de chambre presque toutes debout et bien réveillées, je me mordais l'intérieur de la joue pour ne pas pester de façon trop vive après ces braves étudiantes prises dans leurs révisions.
Merde! Moi qui pensais pouvoir me changer...

Tentant le tout pour le tout, je passais à travers les lits sans jeter un regard à personne. Rien d'inhabituel pour l'heure. Cependant, dès lors que j'ouvrais ma malle pour venir brasser les monceaux de tissus qui s'y trouvaient, une voix ne tarda pas à m'interroger sur ce que je faisais.
Prenant une longue inspiration, paupières closes, j'envoyais mon interlocutrice se faire voir avant de refermer le coffre aussi sec. Si par malheur l'une de ces connes venaient à découvrir que je passais presque plus de temps hors du château qu'à l'intérieur, je ne donnais pas cher de ma peau.
D'autant plus que je ne pouvais pas me vanter d'avoir de nombreuses amies : au contraire, mon comportement envers elles leur donnaient plus de raisons de vouloir m'étriper que de m'aider à garder mon secret le mieux gardé en ce qui concernait Poudlard.

Faisant mine de réviser à mon tour, j'attendais patiemment qu'elles se lassent pour pouvoir agir selon mon bon plaisir. Mais ce soir là, autant dire que la potion tranquillisante userait ses effets plus tôt que prévu car après plus d'une heure de cette attente interminable, le dortoir était toujours aussi actif. Fermant bruyamment mon ouvrage, je remettais à mon cou le sautoir de ma mère au bout duquel se balançait la croix en diamants, symbole de ma famille, et repartais vers la salle commune en précisant comme si le commentaire avait été fait pour moi même que le bruit me dérangeait.
La vérité c'est que je m'en foutais mais que l'heure tournait et que le temps jouait contre moi. Sortant de ma cape le carnet bien précieux dans lequel j'avais répertorié minutieusement chaque passage de cette foutu école, j'y retrouvais celui menant à un long couloir sous-terrain donnant sur le parc, et m'y rendais à catimini, tentant d'éviter du mieux possible le passage de cette teigne de Rusard.

Mon ressentiment ne me quitta qu'une fois arrivée au bout du passage. J'en avais ma claque de cette école qui était à mes yeux, aussi bien un excellent refuge et une véritable prison ! Ôtant ma cape, ma cravate, et mon pull sur lequel était cousu ce foutu écusson Gryffondor, je pliais mes affaires et ne gardais que la chemise blanche et la jupe plissée grise de l'uniforme. Je me félicitais d'avoir opté pour des mi-bas blanc ce matin, et mit tout en œuvre pour plus ressembler à une amoureuse du look écolière plutôt qu'à l'étudiante faisant le mur que j'étais. Satisfaite, je sortais enfin à l'air libre, et bon dieu ce qu'il faisait froid ! Serrant les dents, je maudissais ciel et terre, cette journée n'était décidément pas la mienne.

Énervée au possible, je n'osais même pas imaginer dans quel état j'aurai été si je n'avais pas avalé le contenu de cette potion qui de toute évidence ne me serait finalement pas si utile que ça. Je transplanais, me retrouvant en plein milieu du chemin de traverse, dénudé de sa foule habituelle à cette heure du soir. A peine arrivée, ma mine se dédaigna de sentir des regards oppressant sur moi, et c'est donc au pas de course que je rejoignais l'hôtel de notre rendez-vous.
Vêtue de la sorte, j'avais plus l'impression de passer pour la call girl du coin venue assouvir les fantasmes de son gentil client qu'autre chose. Ce n'était qu'un détail, mais s'il y avait bien un homme auprès duquel je voulais paraître plus adulte, c'était bien lui. Je voulais qu'il me regarde comme une femme de pouvoir, et non comme une étudiante à peine sortie de l'adolescence, mais là pour le coup, l'idée était tombée à plat.

J'entre enfin dans la partie bar de l'établissement. Presque aussitôt, mes yeux tombe sur son dos. Je me mord la lèvre inférieure : merde, il est superbe ! Je me sens tellement mal que je suis à deux doigts de faire demi-tour lorsqu'un homme costume-cravate sort en me lançant un clin d’œil équivoque. Je me détend presque instantanément. Ce que je peux être conne...
L'apparence n'a pas d'importance : si je veux lui paraître supérieure, il me suffit de l'être, non de le paraître. C'est ainsi que d'une démarche assurée, je rejoins vient m'asseoir près de lui, et le découvre déjà servit. Sans bonsoir, ni révérence, il me sourit avant de me demander si le fait qu'il ne m'est pas attendue me gêne. Lui lançant un sourire ironique, je réponds du tac-au-tac :


« Ne t'en fais pas, j'ai appris depuis bien longtemps à ne pas en attendre trop des... » Je me coupe toute seule. Faire de nouveau référence à notre différence de sang alors que nous venons à peine de nous retrouver manquerait cruellement de tact. C'est ainsi que croisant les jambes à sa vue, je me corrige. « autres. »

Je sais bien qu'il a parfaitement compris ma gaffe, mais j'espère néanmoins que lui aura la décence de ne pas la relever. Ne voulant tout de même pas lui en laisser la chance, je me penche vers lui, et profite de l'attention qu'il met à me regarder droit dans les yeux, pour faire glisser mes doigts sur son verre que je porte à mes lèvres, et garde en main pour le punir d'avoir eu l'incorrection de se servir sans moi, et de ne pas avoir eu la délicate attention de prévoir ma part.

« Très bon choix » Fis-je pour le complimenter sur le choix de la boisson, avant de découvrir près de lui une pochette en carton. Lui désignant le dossier du regard, je lui glisse alors d'une voix entendue et provocante :

« Puis-je espéré qu'il s'agisse de mon cadeau ? »



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Dernière édition par Jolane C. Everdeen le Mer 13 Mar - 23:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Dim 10 Mar - 22:27

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Jolane se laisse tomber sans cérémonies dans le fauteuil près de moi, et c’est à ce moment-là que je remarque sa tenue. Petit chemisier blanc et jupe plissée, j’en avais presque oublié qu’elle était toujours à Poudlard. Et j’avoue que sur le coup, ça me refroidit un peu. Dans sa grande robe de soirée, je la voyais en femme fatale. Dans son uniforme de Poudlard, je la vois comme une adolescente. Pourtant, elle s’est donné du mal pour casser cette image de petite écolière, et je ne peux nier le fait qu’elle est l’incarnation parfaite du fantasme de l’uniforme. Sans sa cravate, ni son pull, avec des bas blancs et des talons hauts, la moitié des hommes s’est retournée sur son passage, et j’éprouve une certaine satisfaction à l’idée qu’elle soit là pour moi. Mais ça m’impose tout de même le fait qu’elle n’a que 17 ans, qu’elle devrait être à Poudlard, qu’elle n’a pas le droit de boire de l’alcool. Moi non plus d’ailleurs. Mais je fais plus vieux, alors… Le fait est qu’au lieu de me donner envie d’elle, cette tenue me donne envie de la protéger comme un grand frère. Fait chier. Moi qui la détestais il y a de ça cinq minutes parce qu’elle me faisait trop d’effet, je me plains maintenant qu’elle ne m’en fasse plus assez. « Ne t’en fait pas, j’ai appris depuis bien longtemps à ne pas trop en attendre des… autres. » Au moins, elle n’a rien perdu de son mordant ! Et je suis plutôt fier de moi : cette fille complètement indomptable fait l’effort de ne pas rabaisser mon sang. Peut-être qu’elle ne me domine pas autant que je le pensais finalement…

Je m’apprête à répliquer quelque chose de fort impoli pour profiter du peu de pouvoir que j’ai sur elle, mais elle ne m’en laisse pas le temps. Jolane se penche vers moi, et toute la scène semble se passer au ralenti. Je la regarde effleurer mon verre du bout des doigts, puis le monter à ses lèvres, et boire une gorgée de ma Vodka. Elle écarte le verre sans sourciller, sans un rictus qui montrerait qu’elle n’a pas l’habitude de boire, et elle sourit, satisfaite de mon choix. C’est… Je retire tout ce que j’ai pu dire jusqu’ici sur la tenue d’écolière, la jeunesse, et… tout le reste. C’est une femme. La plus séduisante, la plus fabuleuse et insupportable femme que j’ai rencontrée de ma vie. Je déglutis et lève la main pour faire venir le serveur. « La même chose pour la demoiselle, s’il vous plait.» demandais-je poliment en arrachant mon verre des mains de Jolane, sous le regard désapprobateur du serveur. Histoire de me calmer, j’avale une autre gorgée de ma boisson, appliquant de manière provoquante mes lèvres sur la fine trace de rouge à lèvre laissée par la jeune femme, en ne la quittant pas des yeux. « Puis-je espérer qu’il s’agisse de mon cadeau ? » demande-t-elle sur un ton faussement poli en désignant le dossier que j’ai posé sur le coin de la table. « Peut-être. » Répondis-je avec un sourire insolent en prenant le dossier pour le tenir hors de sa portée. « Mais où est le mien ? ». Je sais parfaitement qu’elle n’a pas pu anéantir le clan Pontius en deux semaines. Déjà parce que c’est impossible, et aussi parce qu’on en aurait entendu parler si il leur était arrivé quelque chose de désagréable. Pourquoi je fais ça, dans ce cas ? Parce que je n’aime pas la tournure que prend cet entretien, tellement moins amusant que le dernier. Si je lui donne les informations pour lesquelles elle s’est déplacée, qu’est-ce-qui me dit qu’elle restera pour s’amuser avec moi ? J’ai attendu deux semaines. Deux semaines à rêver de son corps, deux semaines à imaginer tous les tourments que je pourrais prendre plaisir à lui infliger, deux semaines de manque et de frustration. Je ne suis pas prêt à la laisser partir aussi vite, ni à lui offrir ce qu’elle souhaite sans une contrepartie… Laquelle, je ne sais pas vraiment. Je ne sais plus si ce que j’attends d’elle, c’est qu’elle m’offre ma vengeance sur un plateau d’argent ou bien qu’elle s’offre à moi, purement et simplement. Tout ce que je sais, c’est que je n’ai pas attendu quinze jours pour rien. Tout ce que je sais, c'est que ça ne me suffit pas.

Alors, plus insolent que jamais, et avec la ferme intention de la provoquer jusqu'au bout, j'agite le dossier entre mes mains. « Mmh… je ne suis pas sûr d’être tout à fait satisfait par les termes de notre accord finalement… » Lançais-je en souriant. « Après tout, comment être sûr que tu ne me mène pas par le bout du nez juste pour obtenir tes précieuses informations ? » Je bois une nouvelle gorgée de ma Vodka, attendant qu’elle assimile ce que je viens de dire, et qu’elle devine ce que je suis sur le point d’exiger. « Cette histoire de… ‘‘rendez-vous’’ ne me convient pas, et ne me permet pas de surveiller mes intérêts comme je le voudrais. Si tu veux ces informations… il va falloir accepter de faire équipe avec moi… Miss Everdeen. »



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Oh, ces yeux qui me dévorent, la rage au ventre... Mais qui de nous fera le premier pas ? Parfois j'ai peur de nous quand on est aussi bas, quand un rien enflamme tout, qui sera le plus mesquin, qui sera le plus fou ?
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Lun 11 Mar - 0:00

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Là pour le coup, j'admets ne pas l'avoir vu venir : je m'attendais à ce que ce cher Jenkins se plie en toute confiance à ma demande sous-entendue, et voilà que ce salopard est en train de remettre les termes de notre accord en doute ? Lorsqu'il me demande où se trouve son propre cadeau, le seul fait qu'il puisse poser une telle question me fait comprendre parfaitement qu'il cache quelque chose.
Merde, ce type est plus vicieux qu'il n'en a l'air, et je dois admettre que ce refus de sa part me glace sur place. Et c'est peu dire en comparaison du sentiment qui vient m'étreindre lorsque je le vois m'agiter sous le nez l'objet de mes désirs. A peine a-t-il commencé à me narguer que tout s'est envolé : mes fantasmes le concernant, mes pensées faisant son éloge, mais par dessus tout, mon calme, déjà si fragile. Mon sourire est totalement retombé, et c'est à présent un regard tout près à le fusiller sur place que je lui tend.
Dans ma tête, c'est une véritable ronde de jurons tous plus obscènes les uns que les autres que je déverse sur lui. Non mais sérieusement, pour qui se prend t'il à remettre ainsi notre pacte en cause ?
Les images de mon corps que je lui ai offert tourne dans ma tête : et si j'admets bien volontiers ne pas avoir été innocente dans l'affaire que fut la nôtre, je n'en reste pas moins écœurée à l'idée de m'être peut-être offerte pour rien.

Non, ça je ne le tolérerai pas. Je n'admettrai jamais qu'on ai pu se servir de moi, qu'un homme comme lui ai pu si bien me tourner la tête pour finalement m'objecter son refus. Si c'est là ce qu'il veut, je ne m'abaisserai pas à trahir les Pontius, et me vengerai personnellement en rapportant son insolente petite tête à cette garce d'Athénaïs : après tout, ce qui est bon pour l'un doit bien l'être pour l'autre. Tremblante de rage, je le regarde s'envoyer tranquillement le fond de son verre, quand soudain, ses paroles viennent me heurter de plein fouet. « Ses intérêts », « faire équipe avec lui ». Sans parler du fait que contrairement à ce que je lui avais prestement demander avant de me laisser chavirer dans ses bras, ce type a le culot de m'appeler de nouveau miss Everdeen, préférant ce genre de politesse ironique à mon prénom. C'en est trop. Trop pour que je puisse le supporter. Et encore, j'ai bien conscience des effets tranquillisant de la potion sur moi, car si elle n'avait pas été là à courir dans mes veines, je crois bien que je l'aurai frapper de toute mes forces quitte à me faire éjecter aussi sec de l'hôtel. Par ailleurs, je constate qu'effectivement, en vue du lieu dans lequel nous sommes, je ne peux me permettre de laisser libre court à cette colère qui vient de me ronger.
Très bien, dans ce cas puisqu'il semblerait que tu veuilles jouer avec moi Caleb Jenkins, je vais te servir au-delà de tes espérances.

Alors qu'il cesse de parler et me regarde enfin, je le dévisage sans expression, l'air très sérieux, comme faisant mine de réfléchir. Un sourire fin vient naître à la commissure de mes lèvres, alors que dans la seconde qui suit ce mouvement, le serveur me sert mon verre et repart aussitôt. Regardant ce dernier comme si tout son petit baratin ne m'avait fait ni chaud ni froid, j'use alors du même ton que lui.


« C'est vrai, je pourrais très bien être en train de te mentir, d'ailleurs il se pourrait même que depuis le début de notre entente je simule... » Je laisse ma phrase en suspens quelques secondes puis reprend. «...le fait de vouloir t'aider dans ta vengeance en retour de ce que tu fais pour la mienne. Mais dans ce cas, qui me dit que ce que je veux vraiment se trouve dans ton dossier ? »

Je souris de plus bel, sans jamais lui jeter un regard.

« Non vraiment, monsieur Jenkins, si vous souhaitez que notre accord se fasse, il va falloir apprendre à nous faire confiance »

Je tourne enfin les yeux vers lui, lui souriant toujours tendrement, et de façon amusée. J'aime à le voir se détendre et se prendre au jeux. Je me mord l'intérieur de la joue en me disant que cet homme est vraiment aussi irritant qu'excitant, mais pour l'heure, Caleb mérite une bonne leçon pour avoir osé remettre en question mon intégrité.
Je me rapproche de lui, me retrouvant complètement contre lui, épaule contre épaule, jambe contre jambe. Penchant la tête vers lui, je laisse mon visage se rapprocher dangereusement du sien, me rappelant au souvenir brûlant de ce qui nous mena au point du non-retour. D'entre mes lèvres s'échappent alors mes mots dans un murmure que je trouve moi-même émoustillant.


« Je veux vraiment ces informations Caleb. Oh oui je les veux »

Tout en parlant, ma main vient s'égarer sur sa jambe, la caressant du bout des ongles, et poursuit sa route dangereusement vers l'entre cuisse.

« Cependant, pour ce qui est de tes...intérêts... » Le dernier mot grince entre mes dents. Ma voix soudain perd totalement son ton velouté pour se faire menaçant. Serrant avec force cette partie de sa jambe, j'y plante mes ongles, tentant de lui faire aussi mal que possible. « Je te prierai de croire que si tu avais en tête de me faire chanter, ou de manier les règles selon ton bon plaisir, tu vas vite déchanter Jenkins ! »

Le repoussant vivement, je m'écarte de lui avant de reprendre mon verre et de le porter à mes lèvres. J'ai les joues en feu de l'avoir malmené, mais jamais, ô grand jamais, je ne laisserai ce mec avoir ce qu'il veut de moi. Le silence se fait. Combien de temps ? Une minute ? Deux ? Je n'en sais rien, tout ce que je sais c'est qu'à présent que les choses sont claires pour moi, ma colère retombe peu à peu. Le luxe de ce silence m'apaise plus que de raison, à moins que ce ne soit la potion qui agisse enfin pour de bon. Je n'en sais rien, et je m'en fous. Reprenant d'une voix plus calme, sans être capable de le lui dire en le regardant dans les yeux pour autant, je m'excuse à ma façon.

« Je ne demande pas mieux que de faire équipe avec toi Caleb. Mais je t'ai fais une promesse que tu remets en cause. Si chaque fois que l'un de nous demande quelque chose l'autre se braque en réclamant la même part nous n'arriverons à rien à moins que tu ne me donnes mes infos en même temps que je trancherai la gorge d'un Pontius... »

Je soupire, agacé par la situation. Merde, les nuits que ce mec m'a volé à penser à lui se font soudain pesamment ressentir. Je me sens quelque peu lasse, fatiguée de devoir toujours me battre pour obtenir un tant soit peu d'équité avec les autres. Et avec lui ce n'est pas seulement un combat des genres, ou de classe. Il est clair que l'un comme l'autre cherchons à dominer un dominant. En ce qui le concerne je ne parierai sur rien, mais pour ma part, je me connais assez bien pour savoir que je ne lâcherai pas le morceau, alors autant que chacun reste de son côté de la balance, car il est clair pour moi que sinon, notre accord n'aura aucun sens.
Définitivement calmée, je tourne la tête pour le regarder, et comprend alors que son regard était déjà sur moi depuis le début. Plongeant mon regard dans le sien, je lui demande alors, un peu plus enclin aux négociations, et d'une voix moins hostile.


« Qu'est-ce que tu attends de moi au juste ? »



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Dernière édition par Jolane C. Everdeen le Mer 13 Mar - 23:07, édité 1 fois
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Caleb I. Jenkins
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Lun 11 Mar - 21:29

Caleb Jenkins & Jolane Everdeen
Let me shake up your world

Aucun homme ne s’habituera jamais à la sensation de se faire démolir les couilles. Cette douleur, cette impression d’avoir les boules réduites à l’état de balles anti-stress ; s’en prendre aux coquilles d’un homme, c’est juste l’attaque la plus basse qu’on puisse infliger à un mâle. C’est comme donner un coup de poing dans les seins d’une femme : facile, petit, et extrêmement efficace. Jolane veut être sure de me faire le plus mal possible, et il est parfaitement impossible pour moi de rester impassible. Je me raidis, pour mieux me plier en deux, lui saisissant les poignets pour la forcer à me lâcher, mais plus je me débats, plus ses ongles s’enfoncent dans ma chair. J’ai au moins la dignité de ne pas crier. Je me contente d’étouffer, comme si tout m’était remonté dans la gorge. Je deviens rouge, les yeux me sortent des orbites, et je m’agrippe aux bords du canapé comme un ado devant sa première érection. Le plaisir en moins, la douleur en plus. Je n’entends même plus ce que cette salope me dit tellement le sang me monte au cerveau et fait siffler mes oreilles. Les seuls mots qui passent les portes de ma mâchoire crispée sont : « La garce !! », étouffés par mon manque de souffle et mes dents serrées. Elle s’éloigne de moi, sagement, presque nonchalamment, et reprend son verre. Pour ma part, j’aurai bien besoin d’un autre verre. Je lève le doigt, et fait signe au serveur de me resservir la même chose. Pas la peine d’attendre bien longtemps, il n’a rien perdu du spectacle, et m’apporte ma vodka en quatrième vitesse, avec même, une petite rondelle de citron. Solidarité masculine, sans doute. Je descends la moitié de mon verre comme si il s’agissait de la bouffée d’oxygène nécessaire à ma rémission, et je reprends mon souffle. Jolane continue de parler, pensant sans doute m’avoir appris le respect, alors que je n’ai qu’une envie, c’est de la planter là, sans les documents qu’elle attend. Pourquoi pas, après tout ? Pourquoi est-ce-que je resterai auprès de cette gamine pourrie gâtée, hystérique à l’idée qu’on remette en question ses règles ? Elle mériterait que je la laisse ici, et que je l’envoie se chercher un nouveau partenaire de jeu. Après tout, je ne tiens pas assez à ma vengeance sur les Pontius pour être réduit à l’état de toutou obéissant.

En silence, je reprends mon souffle. En silence, mon visage perd peu à peu sa teinte violacée. En silence, je la fixe en serrant les dents. Furieux, méditant sur ce que je pourrais lui infliger en échange, aujourd’hui ou plus tard. « Je ne demande pas mieux que de faire équipe avec toi Caleb. Mais je t’ai fait une promesse que tu remets en cause. Si chaque fois que l’un de nous demande quelque chose l’autre se braque en réclamant la même part, nous n’arriverons à rien à moins que tu ne me donnes mes infos en même temps que je trancherai la gorge d’un Pontius… » Ce ton suffisant et moralisateur qu’elle utilise me donne envie de me jeter sur elle pour lui arracher les yeux.

Elle pense sans doute m’avoir réglé mon compte et soumis à ses envies, mais pourtant, je garde toujours le dossier hors de sa portée. « Tu sais quoi ? Si mes méthodes ne te plaisent pas, trouve-toi un autre petit employé du ministère qui prendra le risque de finir à Azkaban pour tes beaux yeux. » Lançais-je en me redressant fièrement pour la toiser du regard. « Mais dans ce cas, je te jure que je te mettrais des bâtons dans les roues jusqu’au bout. » Satisfait de l’effet produit, je prends une nouvelle gorgée de Vodka, plus détendu cette fois, et je retrouve mon sourire arrogant et charmeur. Je me mets plus à l’aise dans le canapé, croisant tout de même les jambes pour protéger mes parties, et dévoile un grand sourire carnassier. « Tu as besoin de moi, Jolane… Plus que je n’ai besoin de toi. Ne fais pas cette tête-là, tu sais que c’est vrai… Parce que je tiens moins à ma vengeance que toi à la tienne. Tu veux vraiment prendre le risque de perdre ces précieuses informations que voilà, juste pour ne pas renégocier notre accord ? Allons… » Déblatérais-je d’une vois mielleuse en ne la quittant pas des yeux. Pour la mettre encore d’avantage mal à l’aise, je prends le risque de m’approcher, de me pencher vers elle, tout près, vraiment tout près. Mes lèvres viennent effleurer la descente de son cou, et mon index, doucement, tranquillement, glisse le long de sa clavicule jusqu’à la naissance de ses seins, dans l’entrebâillement de son chemisier d’écolière. Alors, je murmure à son oreille : « Je ne te demande pourtant pas grand-chose, Jolane… Ni argent, ni affection, ni… » A deux doigt de perdre moi-même le contrôle de mon corps, je m’écarte d’elle brusquement, arborant un sourire insolent, alors qu’à l’intérieur, je me sens fiévreux. Comment cette fille peut-elle me faire passer avec autant de facilité de la haine à l’envie ? Moi qui étais prêt à lui arracher la langue il y a de ça cinq minutes, je meurs maintenant d’envie de l’entraîner dans une chambre de l’hôtel pour la prendre encore plus sauvagement que la dernière fois. Elle me rend fou, me fait perdre le goût à toute autre forme de plaisir, tout autre corps, toute autre femme. Ce que j’attends d’elle ? Je la veux elle ! Qu’est-ce-que j’attends depuis deux semaines ? La revoir, la posséder, encore et encore, l’entendre gémir, hurler, éprouver un plaisir tellement intense que j’en perd la raison, jouer à celui qui ira le plus loin, à celui qui sera le plus mesquin ou le plus fort. Un rendez-vous une fois par mois, quand elle aura besoin de moi, je ne peux simplement plus l’envisager. J’ai besoin de la toucher, et de la torturer, j’ai besoin de ce qu’elle provoque chez moi, j’ai besoin de ce que je provoque chez elle. Je me fous de faire équipe avec elle, tout ce que je veux c’est continuer de jouer à chat.
Mais je ne lui dirai pas ça. Jamais je ne lui dirai ça. Jamais je ne la laisserai entrevoir tout ce qu’elle a réveillé en moi. Pourtant, je lui dois une réponse, et une réponse honnête, autant que faire se peut… Ce que j’attends d’elle… ? « Okay, la vérité, c’est que je m’ennuie à mourir dans ma petite vie de fonctionnaire bien remplie. Les gens, la famille, le boulot, ça m’emmerde. Je m’emmerde ! J’ai besoin de danger, d’adrénaline, de me sentir vivant. Tu peux bien me trouver puéril, je m’en fous, parce que si tu veux mes infos, tu vas devoir faire avec et accepter l’idée qu’à partir de maintenant, je te suivrais à la trace ! C’est à prendre ou à laisser… » Je me tais enfin, une lueur de défi dans les yeux. J’ai été plus honnête que ce que j’imaginais, et je pense qu’elle s’en est rendu compte, mais au moins, les choses sont claires. Presque.



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Je sais que je ne suis pas toujours facile, et je sais que je te rends la vie parfois difficile, je sais que tu m'aimes comme ça, mais je sais que je te met hors de toi ! Qu'est-ce-qu'il y a ? Vas-y, cris un peu, mais dis-moi, qu'est-ce-que t'as à vouloir m'tuer des yeux ? Je sais je te rend fou, mais ça te va plutôt bien.
Oh, ces yeux qui me dévorent, la rage au ventre... Mais qui de nous fera le premier pas ? Parfois j'ai peur de nous quand on est aussi bas, quand un rien enflamme tout, qui sera le plus mesquin, qui sera le plus fou ?
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Mar 12 Mar - 10:54

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Alors que ma fureur redescendait tout juste, j'entendis les lèvres de mon « allié » me lancer un discret « garce », et le dévisageais alors toute prête à l'envoyer se faire mettre, quand soudain, je me stoppais en découvrant son état. Étonnée d'avoir pu lui faire si mal je ne compris pas de suite ce qu'il avait à se tortiller ainsi, mais après l'avoir bien plus finement observé je compris mon erreur. Mon obscène erreur : apparemment, là où je pensais n'avoir saisi que l'intérieur de sa cuisse, mes ongles en étaient venus à meurtrir une partie autrement plus sensible du corps de Caleb. Et en vue des effets que cet homme me prodiguait, j'avais l'amère sensation de me tirer moi-même une balle dans le pied. Beau boulot Jolane : Manquer de castrer l'amant le plus incroyable que tu aies jamais connu, du grand art !

Enfin, ce n'est pas faute d'essayer de m'excuser, et de lui dire que tout ce qui m'énerve chez lui c'est la façon qu'il a de remettre les choses nous concernant en doute, mais j'ai depuis ma gaffe l'agaçante impression que cet abruti ne m'écoute pas le moins du monde. Alors qu'il se vide l'équivalent d'un verre entier d'une traite, il me prend l'envie d'en commander un exprès pour lui balancer au visage et qu'il se bouge un peu ! Ce que, malheureusement pour moi, il ne tarde pas à faire.
De nouveau droit et fier comme un coq, le voilà qui déverse sur moi un flot de paroles qui à chaque phrase me démange un peu plus la main. J'ai envie de le gifler. Non, pire que ça, de le frapper. De toute mes forces. Je ne sais même pas ce que je fais encore là à supporter qu'un pareil enfoiré me rabaisse. Aussi droite qu'il ne l'est, et bien loin de faillir, je lui renvoi une expression trahissant toute la rage que provoque ses mots sur moi. Mais le pire reste à venir, car non content de m'humilier en me rappelant qu'en effet j'ai bien plus d'intérêt pour lui qu'il n'en a pour moi, le voilà qu'il me menace clairement et sans détour de devenir un obstacle de choix si je venais à vouloir le remplacer. Vraiment, un obstacle ? Je crois que ce mec ne sait décidément pas à qui il s'adresse. Renégocier notre accord n'était pas un problème en soit, pourvu que ses closes restent raisonnables, mais s'il y a bien une seule chose au monde que je soit incapable de supporter, c'est que l'on me toise de haut comme il le fait à présent. Ce regard qu'il me lance, cette autosuffisance dans son regard. Je serre un poing sous la table pour ne pas le lui balancer en pleine figure. Après tout, côté dommage physique, je pense lui avoir déjà fait suffisamment payer l'addition. Soudain, voilà que mon bel ennemi, car dans la position actuel je ne pourrai le considérer autrement, se rapproche. Ses doigts, ses lèvres viennent se perdre sur ma peau, me caresse. Et par Merlin, de le sentir si proche est une véritable torture.

Jamais de ma vie une telle contradiction ne s'était imposée à moi : alors que tout mon être me crie de le repousser, de l'envoyer balader sans plus aucune révérence, mon corps, lui, se transforme en un véritable brasier. Je le veux. Je veux cet homme. Ç'en est viscérale : je ne connaîtrai jamais la paix avant d'avoir tout obtenu de lui. Mais quoi exactement ? Sa soumission ? Non, cela lui ferait perdre toute saveur. Son corps ? Je l'ai déjà eu, et plus d'une fois. Mais quoi alors ?! Merde, pourquoi et surtout comment ce sale type s'y prend-t-il pour être si désirable.
Au creux de mon cou, j'entends alors ses murmures me dire qu'il ne demande pas grand chose. Ni argent, ni affection, ni...
Il se coupe à la partie que je pensais trouver enfin intéressante. Par ailleurs, s'il n'avait voulu que de l'argent cela m'aurait bien arrangée car ce n'est vraiment pas ce qu'il me manque, cependant, je me suis déjà suffisamment renseignée sur lui pour savoir que ce genre de choses ne l'intéresse pas. De l'affection ? Plutôt crever, il n'est pas né celui qui pourra prétendre à cela ! Mais déjà le voilà qu'il s'écarte, et que malgré cet insolent sourire toujours en évidence sur son visage, le beau Caleb se confie à moi. Et sa confession, je dois dire, m'insulte au plus haut point.

Vraiment ? Alors comme ça voilà ce que je suis pour lui : un trompe l'ennui. A peine a-t-il fini de parler, me laissant sur un acide « à prendre ou à laisser » qui à première vue ne devrait pas me laisser le choix, qu'un sourire mauvais vient se dessiner sur mon visage glacé d'amertume. Il veut me suivre à la trace ? Et pourquoi ? Pour tromper son petit ennui du quotidien ? Mais qu'est-ce que ça peut bien me foutre ses états d'âmes ! J'ai déjà un chien à Poudlard, un chien qui m'agace déjà suffisamment pour ne pas avoir à m'en coltiner un autre en dehors des murs de l'école. D'un ton cassant je lui demande alors :


« C'est bon, t'as fini ? »

Ne le voyant pas renchérir, je me lève , fait le tour de la table pour bien lui faire comprendre les conséquences de ses paroles, puis, alors que je venais enfin de faire un pas en avant pour m'éloigner de lui, je me rend compte que pour ma part, j'ai encore bien des choses à lui dire. Faisant volte/face, je pose une main sur la table pour y prendre appui, tandis que je me penche en avant pour venir passer l'autre main dans sa nuque, et rapprocher nos visages. Je voudrai me montrer plus polie, mais tout ce que trahis ma voix c'est de la colère, et un sadisme à toute épreuve, mêlé d'une pointe de sensualité que sa proximité fait irrémédiablement naître en moi. Lui répondant enfin, je tente de me faire clairement comprendre :

« Puisque apparemment tu te sens d'humeur à la confession Caleb, laisse moi te révéler quelque chose à mon tour : TU ne m'est pas indispensable. Si tu prend les choses sur ce ton avec moi, tu t'y casseras les dents car ce que je peux obtenir de toi, je peux très bien l'obtenir d'un autre. » En vue de ma position, j'ai tout le loisir de surprendre son regard lorsque ce dernier se perd vers ma gorge. Ramenant ma main de sa nuque à son menton, je fais de mon mieux pour le toucher doucement, et sans geste brusque, mais m'assure tout de même de pouvoir le regarder nettement dans les yeux.

« Et sincèrement, je pense que ce qu'un homme comme toi a accepté, un autre petit employé du ministère à la vie tout aussi trépidante que la tienne l'accepteras également, car lorsque je veux quelque chose, Caleb, je l'obtiens toujours. »

Je le lâche, me reculant pour me trouver de nouveau droite sur mes jambes. Croisant les bras sur ma poitrine, je devine à son visage que l'objet de mes désirs fulmine d'avoir échoué à me soumettre. S'il savait qu'au fond je ne demanderais pas mieux... Mais une telle pensée m'est insupportable. Mon orgueil est démesuré, je le conçois, mais je ne peux que vivre avec après tout. « Si tout ce que tu veux de moi c'est te distraire après le boulot laisse moi te dire que tu peux sincèrement aller te faire foutre Jenkins ! J'ai déjà toute une troupe de bons chiens à mes baskes dans Poudlard, alors en ce qui te concerne j'ai besoin d'un homme, non d'un clébard toujours fourré dans mes jambes, et qui débarquera dans ma vie quand bon lui chante ! »

Sans le vouloir, mes yeux quittent les siens pour venir se poser sur le dossier toujours hors de ma portée. A l'idée de voir ce que je veux si près de moi et pourtant si inaccessible, je me sens mal. Tout pourrait se finir très vite : je pourrai l'attaquer vivement, lui voler ses infos, et transplaner. Après tout, qui viendra me chercher à Poudlard ? Et même si c'était le cas, je fuirai à nouveau. Ce genre de course poursuite fut mon quotidien durant deux ans, ce n'est vraiment pas ça qui me ferait peur. Non, le problème c'est surtout l'amère déception qui m'enserre le ventre de voir notre entretien finir ainsi. Quoi qu'il m'en coûte, je l'avoue, je n'ai cessé de le désirer durant ces deux semaines. Deux semaines au cours desquelles le sommeil et l’apaisement ont désertés ma couche. Comment lui faire comprendre, sans le lui dire directement, que j'ai besoin de lui. Finalement pas tellement pour les infos que je veux, mais parce que sa présence me chavire, parce que son être s'est infiltré en moi dès l'instant où ses lèvres ont volé les miennes. Peut-il seulement sentir l'effet qu'il me fait derrière ce visage masqué d'indifférence que je me plaît à porter ? Merde, tout ça m'énerve. Quittant la chemisette en carton du regard, je lui dis alors d'un ton que je pense détaché : « Les infos que tu as à me vendre, je pourrai les avoir de n'importe qui d'autre avec un peu de patience. Mais... C'est toi que je veux » Mon regard se perd dans le sien, et mon sourire me quitte avec lui. Comme il y a cinq minutes, il me suffit de détailler ce visage aux allures de perfection pour que ma colère retombe un peu, et que mon désir l'emporte. Je n'arrive même plus à discerner ce que j'attends de ce type au fond. Tout ce que je sais, c'est que je ne veux pas être un jouet à ses yeux. Je ne veux pas qu'il me considère comme sa petite distraction du jour, car je ne sais que trop bien ce que deviennent les distractions : elles finissent laissées dans un coin. Oubliées aussi vite qu'on les a désirées. La simple idée qu'il puisse me voir ainsi jette une nouvelle lichée d'huile sur le feu de ma colère, mais surtout sur mon amertume. Les yeux toujours vissés dans les siens, je pose mes cartes sur la table. Je suis lassée de jouer.

« A prendre ou à laisser, hein ? Si tu as si peu de considération pour moi, alors je te laisse retourner à ta misérable petite vie sans l'once d'un remord, et te laisses même le droit sacré de te mettre ces infos là où je pense ! Toutefois, si par miracle tu venais à comprendre la valeur de l'accord que nous avons passé... » Je me coupe un instant, pas certaine de ce que je veux lui avouer, et surtout très peu désireuse de lui faire savoir combien il m'est important. Cependant, me mordillant la lèvre inférieur, je me rappelle qu'il y a deux minutes, comme la belle imbécile que je suis, je lui ai clairement fait savoir que je le voulais lui, alors autant aller au bout. Tirant de la poche de ma jupe une clé suspendus à une plaque portant un numéro de chambre, je lui laisse le soin de l'entrevoir avant de la jeter sur la table de façon à ce qu'elle atterrisse devant lui. «... Alors d'accord. Je reverrais peut-être les closes de notre contrat »

Lui tournant définitivement le dos, je ne me laisse même pas le soin de lui adresser un sec « Bonne soirée Caleb » avant de partir. Je n'ai même pas fait trois pas que j'ai déjà le cafard, mais mon honneur est sauf. La clé que je lui ai donné était celle de la chambre que je nous avais réservé, et pour le coup, je me féliciterai presque de ne pas avoir eu à l'utiliser. Le problème, c'est que je pensais vraiment dormir ici ce soir, et surtout, que quelque part au fond de moi, je n'avais même pas envisager passer la nuit seule. Ce sentiment me dégoûte. Depuis quand suis-je devenue si faible ? Moi qui en temps normal me plaît tant à rabaisser les mecs qui me tiennent tête, et à soumettre davantage ceux qui se courbent, comment en suis-je arrivé là ? Dans ma tête, mon très sincère « C'est toi que je veux » bourdonne, et me donne la nausée. Merde, j'ai vraiment dit ça ! Et à lui qui l'instant d'avant me disait clairement que je ne servais qu'à tromper son ennui ! Bon sang, ce que je le hais ! Je le hais de ce qu'il me fait ressentir, je le hais d'affaiblir toutes mes conviction, d'anéantir si facilement celle que je suis de sa présence. Qu'il aille au diable ! Je ne veux plus jamais avoir à faire avec lui. J'ai l'estomac retourné, et me fait violence pour tenter de trouver la force de retransplaner jusqu'à Poudlard. Les bras toujours croisés sur ma poitrine, face à un ascenseur qui décidément mais trop de temps à arriver, j'en veux au monde entier d'avoir osé laisser Caleb Jenkins m'infliger tout cela. Du moins, tout cela dure jusqu'à ce que je sente la chaleur de son corps derrière moi, et ses bras me pressant avec force contre lui.

Merlin je t'en conjure, fait qu'il ne se joue pas plus longtemps de moi, car si c'est le cas je pourrai bien m’effondrer pour de bon...





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Dernière édition par Jolane C. Everdeen le Mer 13 Mar - 23:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Mer 13 Mar - 12:26

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Pendant un moment, je reste assis là, sans rien faire d’autre que fixer la clé que Jolane a laissé sur la table avant de partir. Je voudrais pouvoir dire que je maîtrise totalement la situation, que j’avais tout prévu, et que je sais exactement ce qui va se passer ensuite, mais le fait est que je ne comprends rien à ce qui vient de se passer. Cette fille rendrait malade Sigmund Freud lui-même ! D’un côté, elle me dit qu’elle n’en a rien à foutre de moi, qu’elle peut trouver des Caleb Jenkins à chaque coin de rue (ce qui, en l’occurrence, et particulièrement vexant) ; à l’entendre, je devrais presque la remercier de mettre ma carrière et ma vie en péril pour sortir ses putains de dossiers ! Et d’un autre côté, elle se débrouille pour me dire que c’est moi qu’elle veut, sous-entendant presque qu’elle a besoin de moi ! Pour couronner le tout, elle qui m’a explosé les burnes il y a de ça cinq minutes parce que je voulais renégocier notre accord, me lance maintenant la clé de sa chambre d’hôtel en disant pour reconsidérer la chose !! Ils sont combien dans sa tête à celle-là !?? Evidemment, tout ça sans se départir de son ton méprisant et hautain ! Ah, et j’oubliais ça aussi : Elle ne veut pas je sois un gentil toutou bien sage, mais elle frôle l’hystérie quand je lui montre que je ne suis pas sous ses ordres et que je mène la danse autant qu’elle ! Comment voulez-vous que je suivre !!? Cette fille est complètement schyzo !! Et en plus, elle me laisse là, comme une merde, après deux semaines à rêver d’elle jour et nuit, juste parce que mes motivations ne lui conviennent pas !? Je suis censée faire quoi maintenant ? Rentrer chez moi avec le dossier, en croisant les doigts pour qu’elle ne trouve pas un autre Caleb Jenkins au coin de la rue, et qu’elle revienne la queue entre les jambes me demander de l’aide ? Passer des semaines à espérer que ma vie ne redevienne pas aussi chante qu’avant, tout en me rendant compte que c’est déjà le cas ? Etant donné l’état dans lequel j’ai été pendant quinze jours, je sais d’ores et déjà que je ne tiendrais pas. Tout ce que je veux, c'est passer plus de temps avec elle. Pas dans le sens romantique du terme, cette fille me sors par les yeux ! Mais juste parce que... j'en sais rien. On dirait que ma vie à un sens. Aller au boulot, fouiner dans les archives, aller à des rendez-vous secrets et préparer ma vengeance, ça a un sens. Ma vie prend du sens depuis qu'elle y est entrée... Mais jamais je lui dirai un truc pareille, elle s'imaginerai des choses !

Merde ! Je me prends la tête entre les mains comme pour me l’arracher, comprenant que si je veux rester dans la partie, je vais devoir courir après cette chieuse. Pour me donner du courage, je descends ma vodka cul sec, et celle de Jolane aussi par la même occasion (peut-être que si je suis bourré, j’arriverai mieux à ravaler ma fierté ?). Puis, j’attrape la clé et me lance à sa poursuite en grognant. Je ne tarde pas l’apercevoir au bout d’un corridor, attendant sagement l’ascenseur. A sa vue, ma rage redouble, et me fait serrer les poings, faisant disparaître en moi toute envie de me plier à ses envies. En quelques enjambées, je suis derrière elle juste au moment où les portes de l’ascenseur s’ouvrent. Sentant une présence dans son dos, je décèle comme une pointe de satisfaction dans la façon qu’a Jolane de redresser la tête, et ça, ça me rend encore plus hargneux. Sans plus de cérémonie, je la pousse dans l’ascenseur, lui saisit les épaules, et la fait pivoter pour qu’elle puisse me faire face avant de la flanquer contre la paroi en métal. Les portes se ferment, j’appuie sur un numéro d’étage au hasard, avant d’appuyer sur « stop ». La cage s’ébranle et s’arrête. Furieux, je me tourne vers Jolane, plaque mes mains contre le mur de chaque côté de sa tête de pioche et la fusille du regard. « C’est quoi ton problème !? » m’écriais-je alors. « Qu’est-ce-que ça peut bien te foutre que je fasse ça pour me venger des Pontius, ou pour mettre un peu de piment dans ma vie, à partir du moment où je te file les informations que tu veux ? Tu peux me dire !? » Je la fixe un instant, furieux et déboussolé, droit dans les yeux, essayant de ne pas prêter attention au fait que je suis quasiment contre elle, enfermé dans une boîte en métal. Mais tout de même, je finis par me détendre un peu. « J’ai envie de travailler avec toi sur cette affaire Jolane… » Repris en pesant bien mes mots. « Mais ne te méprends pas : je ne suis pas, et ne serais jamais ton chien. Alors si c’est vraiment moi que tu veux, t’as plutôt intérêt à t’habituer à ce que je ne dise pas ‘’Amen’’ à tous tes faits et gestes ! »

A nouveau, je la regarde, mais… je suis vraiment trop près d’elle. Mon torse est presque contre elle, mon visage est si près du sien que je pourrais voir mon reflet dans ses yeux, et déjà, je sens ce désir que je cherche tellement à éradiquer s’emparer de mon corps et de mon esprit. Et si je la laisse faire, je n’arriverais plus à me concentrer sur quoi que ce soit. Donnant un gros coup du plat de la main dans la paroi, je me fais violence et m’éloigne d’elle autant que possible, c’est-à-dire : 70 centimètres. Je m’adosse au mur, et m’ébouriffe les cheveux désespérément. « Je ne comprends pas ce que tu attends de moi ! » lâchais-je avec agacement mais d’une voix plus douce.



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Oh, ces yeux qui me dévorent, la rage au ventre... Mais qui de nous fera le premier pas ? Parfois j'ai peur de nous quand on est aussi bas, quand un rien enflamme tout, qui sera le plus mesquin, qui sera le plus fou ?
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Mer 13 Mar - 22:36

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Et bien... En sentant ses bras m'entourer, j'avais eu durant une seconde la sensation que les choses allaient enfin se calmer, mais autant dire qu'encore une fois, en ce qui le concernait, j'avais clairement manqué de discernement. Bien loin de se faire pardonner, je le découvris brutal, sec. Sans aucune douceur, il me poussa dans l'ascenseur. Je soupirais me demandant ce qu'il allait bien encore pouvoir inventer quand soudain la cabine s'arrêta. Je fronçais les sourcils alors que dans le même temps celui que je me plaisais tant à provoquer encadra mon visage de ses bras. Il me dominait clairement, mais autant dire qu'en vue de la situation, je n'appréciais pas vraiment le geste. A voir la hargne dans ses yeux, je m'attendais à tout désormais, quand soudain, sa voix teintée de rage me demanda quel était mon problème, et en quoi cela pouvait bien me regarder qu'il agisse par vengeance ou par caprice. Je levais les yeux au ciel : même un enfant de huit ans comprendrait un truc si simple. Sa façon de parler, la colère qui s'épaissit entre nous, cette foutu contradiction qui me pousse à aller vers lui pour mieux le repousser ensuite... Je suis à fleur de peu, et très honnêtement j'en ai ma claque de lui, de son manque de discernement. Je l'entend marmonner sur un ton plus doux qu'il souhaite m'aider, mais que comme je le lui ai demandé, il ne sera jamais un chien pendue à coupe, je ne l'écoute même pas, trop furieuse pour prendre en compte le fait que petit à petit, lui-même se détende. Puisqu'il a voulu jouer à ce lui qui lèvera le plus la voix, bien loin de me démonter, je lui crie alors pour toute réponse:

« Tu veux le savoir ? Parce que j'ai tout perdu, TOUT ! Tu peux le comprendre ça ? T'arrive pas à saisir qu'on m'a volé tout ce que j'avais de précieux en ce monde, et que du coup t'entendre me dire que tu ne m'aides que pour te distraire m'énerve ?! » Je me mord la lèvre furieuse et détourne les yeux de ce visage décidément bien trop près du mien dans le but de me calmer. Bon sang ce qu'il peut être con parfois ! Je le regarde à nouveau, et puisqu'apparemment avec lui il faut s'exprimer clairement, je me confie sans détours, espérant qu'en étant enfin claire, cela éveillera sa compréhension. « Dans le fond, oui, je ne devrais pas tenir compte de la raison pour laquelle tu agis tant que le résultat est là, il n'empêche que j'ai l'impression que tu ne réalises pas la confiance que je place en toi aujourd'hui ! Ce que tu fais pour moi, le simple fait que tu te tiennes ici aujourd'hui représente... ça représente beaucoup pour moi. Grâce à toi, je touche peut être enfin au but, mais je ne peux même pas m'en réjouir puisque tu es le seul au courant et que pour toi tout cela ne représente rien !! Je...»

Je manque d'ajouter « Je ne représente rien », mais me tais alors que dans le même temps sa main vient cogner la paroi, faisant bourdonner ce son terrible dans ma tête. Je ne peux pas m'empêcher de le fusiller du regard, de me montrer si colérique parce que dès qu'il se trouve dans la même pièce que moi je me sens troublée à n'en plus finir. S'il pouvait seulement savoir quelle est ma tourmente, quel sens ont ces rêves dans lequel je cicatrise de mes lèvres les plaies que j'aurai moi-même ouverte sur sa peau. Bien sûr que je pourrai me tourner vers le premier larbin du coin pour lui faire faire ce qu'il fait, mais dans le fond je n'en ai aucune envie. Je n'ai pas menti : je le veux lui. Mais ça, je ne le lui redirai jamais. Plutôt crever ! Et en parlant de crever, c'est bien là la sensation qui finit par m'enserrer lorsque d'une voix plus... perdue ? Il me demande ce que j'attends réellement de lui au fond. Le problème, c'est que s'il se pose la question à lui-même, que devrais-je en dire de moi ? Je n'en sais rien. Je devrais simplement lui répondre « des informations » mais si vraiment je ne souhaitais que ça, nous n'en serions pas là. Le voir si détaché de moi ne me rendrai pas si furieuse. Si je sais me voiler la face mieux que personne, il arrive des moments où continuer de me mentir à moi-même serait ridicule. Je le veux. Je le veux parce que cet homme là est différent des autres. Je le veux parce que tout ce qui compose son être s'harmonise à moi et que me défaire de lui m'est insupportable. Je le veux parce que mon corps n'est jamais rassasié de lui, qu'il le cherche. Au fond, tout n'est qu'une question d'attraction, mais celle que je ressens pour lui dépasse toute imagination. Et c'est bien ce qui me dégoûte, ce qui m'oblige à détourner les yeux : cet homme me rend faible. Le pouvoir qu'il exerce sur moi fait glisser la bribe entre mes doigts, m'oblige à baisser la tête quand je n'ai jamais agit autrement qu'en la levant le plus haut possible. Ce panel de sentiments contradictoire mêle en moi une haine démentielle, une colère qui ne connaît pas de fin à la sensation amère que désormais je ne pourrai plus jamais me défaire de lui. Ni de ses bras, ni de son être. Bien que cela m'agace, j'aime à la voir répliquer et s'énerver. J'aime à le voir se mettre dans des rages à la mesure des miennes. J'aime sa façon de lutter inlassablement pour prendre le contrôle pourvu qu'au final ce dernier reste mien.

Toutefois, tout cela je ne peux lui dire. Non vraiment, ce serait pour moi la pire des infamies. J'ai conscience depuis toujours des défauts que peuvent avoir une telle fierté et un tel orgueil, mais c'est ainsi que je suis, et c'est bien là la seule chose que même l'attirance la plus spectaculaire ne pourra jamais changer. Tout le temps qu'a duré ma réflexion, je réalise que le silence s'est imposé à nous, tandis que dans le même temps, mes yeux n'ont pas quitté une seule seconde l'azur des siens. Cette mer fabuleuse me tend les bras, si je me laissais aller, je m'y noierai sans hésiter, véritable suicidaire dans ses bras. Mais je ne le ferai pas. Ce serait le laisser gagner. Ce serait lui donner raison. Avouer que j'avais tort. Cherchant mes mots, je n'ai que quatre malheureux pas à faire pour les trouver. Un pas.

Que puis-je lui dire ? Deux pas. Que suis-je censée faire ? Trois pas. Vaincre ou mourir. Quatre pas. J'ai déjà perdu. Ma belle volonté s'effondre alors que mon corps se presse contre le sien. J'avance, incapable de lâcher son regard. Je glisse mes doigts entre les siens. Il est si chaud, me réchauffe aussitôt. Alors que je presse ses doigts dans les miens, je ne saurai dire lequel de nous deux provoque ce geste, mais toujours est-il que brusquement, je suis de nouveau plaquée contre le mur de l'ascenseur. Un gémissement mêlant extase et douleur s'échappe d'entre mes lèvres. Mes yeux retrouvent les siens.

« Ce que j'attends de toi... »

Je me hisse sur la pointe des pieds, me retrouvant ainsi face à son visage dont je réduis la distance entre le mien de la manière la plus déraisonnable qui soit.

« C'est... »

Je ne peux l'embrasser. Pas maintenant. De ce fait je tourne la tête pour venir loger mes lèvres dans sa nuque que j'épouse et embrasse. Mes mains sur ses larges épaules, compressée entre la paroi et lui, je me sens au bord de l'implosion. A son cou je laisse les marques de mon passage de façon à être certaine de les y retrouver prochainement. Je sens sa peau se hérisser au passage de ma langue qui déjà n'en peux plus de tant d'absolution. Glissant une main dans ses cheveux, je m'arrête et recule autant que je peux pour voir son visage, pour retrouver le contact de son regard dans le mien tandis que mes lèvres finisses par lui glisser un semblant de vérité d'un ton trahissant un désir que je ne peux plus retenir.

« Un échange. Une fusion. » Je soupire, comme découragée puis reprend.  « Tu gagnes pour cette fois : tu avais raison : j'ai besoin de toi, mais au fond cela n'a de sens que si les choses sont réciproques. Cela n'est excitant que si l'un vient compléter l'autre et inversement. On ne peut jouer seul et y prendre un réel plaisir Caleb, ceux qui le pense ne font que masquer leur solitude. Alors, à présent que tu connais mon prix, et que tu sais ce que je veux... »

Continuant de le fixer, mes mains restées sur ses épaules viennent glisser le long de son torse, encadre sa ceinture, puis viennent se faufiler dans ses reins que je tire vers moi pour que se pressent nos désirs.

« Un mot, un seul. Dis-le, et je suis à toi. »

Un oui. Un accord. Tout ce que j'ai à lui offrir se tient à présent au crochet de ses lèvres. Mon cœur bat si fort que mes mains logées dans ses reins en tremblent. J'avoue ma défaite pour cette fois, mais déjà cela ne me fait plus ni chaud ni froid.

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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Ven 15 Mar - 22:39

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A quoi est-ce qu’elle s’attend au juste ? A ce que je compatisse ? A ce que je la prenne dans mes bras pour la consoler en lui promettant de la protéger face à l’adversité ? Elle veut peut-être que je m’excuse de ne pas me sentir plus concerné par la vengeance du clan Everdeen ? La bonne blague ! Aux dernières nouvelles, elle non plus n’est pas venue me proposer son aide par sympathie. Ses motivations était purement égoïstes, l’existence même de notre alliance n’est que le résultat d’intérêts individualistes et personnels. Je me sens aussi touché par la mort de ses parents, qu’elle par mon humiliation. On n’est pas là pour se soutenir, on n’est même pas là pour s’entraider. On est juste là pour assouvir nos sombres desseins, et soutirer, autant que possible, tout ce que l’autre peut nous apporter. Nous ne sommes que « le moyen ». Je suis le moyen qu’elle a trouvé pour mettre la main sur les responsables du massacre de sa famille. Elle est le moyen que j’ai trouvé pour sortir les Pontius de la vie de mon fils. On était d’accord là-dessus depuis le début, alors pourquoi est-ce-qu’elle a soudain l’air si outrée que je ne fasse pas grand cas de sa vie de pauvre petite fille riche ? Est-ce-que je me plains du fait qu’elle n’en ai rien à foutre de ce que j’ai vécu avec Athé ? Je crois que je n’ai jamais autant détesté quelqu’un… Non, disons plutôt que je n’ai jamais autant détesté quelqu’un de cette manière-là… Athénaïs, je l’ai détestée de toutes les fibres de mon être, je rêvais qu’elle succombait, chaque nuit, à une mort plus effroyable que la précédente. Toute sa personne, tout ce qu’elle représentait, me dégoutait de ce que j’étais, et de ce que j’avais pu être pour elle. Je la détestais de manière viscérale et inaltérable. Mais Jolane, c’est différent. Je la déteste parce qu’elle m’oblige à marchander là où je n’ai toujours eu qu’à me servir. Je la déteste pour m’avoir forcé à lui courir après ce soir. Je la déteste pour me faire rêver de son corps la nuit. Je la déteste pour me donner envie de me lever le matin. Je la déteste parce qu’elle me fait devenir chèvre. Moi, qui me vante depuis deux ans, de n’être dépendant de rien ni personne, je la déteste pour ce qu’elle me fait. Je la déteste parce que je ne suis rien pour elle. Rien d’autre qu’un moyen. Et je ne veux être le moyen de personne. Surtout pas le sien. Est-ce-que c’est pour ça que je suis aussi remonté contre elle ? Parce que je sens que cette fille est en train de me changer là où je voudrais pouvoir rester le même ? Même absorbé dans mes réflexions haineuses, je ne cesse de la regarder, putain ! Je n’arrive même pas à la haïr comme je le voudrais…

Poussant un long soupire de résignation, je baisse la tête pour échapper à son regard scrutateur. « Un échange. Une fusion. » Finit-elle par répondre, me faisant relever les yeux sur elle, intrigué. La suite, je ne suis pas sûr de l’avoir comprise. Car derrière son discours sur la réciprocité et l’entraide, j’ai l’impression de lire une toute autre sorte de proposition. Je me redresse, et tend l’oreille sur la voix enjôleuse de Jolane, essayant de toutes mes forces de lire entre les lignes. Elle se rapproche alors, de sa démarche lente et langoureuse, et je comprends que j’ai vu juste : Elle me propose d’ajouter officiellement la clause « amants » à notre contrat, je n’en reviens pas.

Les battements de mon cœur s’accélèrent, et je suis au regret de dire qu’à cet instant, toute fureur a quitté mon corps, remplacée par un feu ardent qui se diffuse, et me dévore les entrailles. Ses mains telles des griffes, viennent glisser sur mon torse jusqu’à mes reins, ses lèvres viennent aspirer mes cou, me faisant serrer les dents au souvenir de notre dernière « entrevue ». Elle est à nouveau en train de mener la danse, en train de me faire tourner en bourrique, et ça, je ne le conçois pas. Elle prend confortablement son temps pour me parler de ce qu’elle attend de moi, faisant traîner les choses, m’énervant et m’excitant au plus au point… « Arrête de jouer avec moi. » Ordonnais-je sur un ton mêlant la menace et la frustration. Je la plaque une nouvelle fois contre la paroi glacée de l’ascenseur, lui arrachant un petit cri, m’arrachant quant à moi, un sourire. Je me presse contre elle, bassin contre bassin, attrapant ses poignets que je lève de part et d’autre de sa tête, les maintenant fermement contre le mur, lui ôtant toute défense, l’empêchant de bouger, l’obligeant à supporter de manière complètement passive, mes lèvres et ma langue qui s’égarent sur son cou, sur son épaule, me collant au plus près de son corps. Une fusion. Je voudrais pouvoir dire qu’une fois de plus, je maîtrise tout ce qui se passe, mais non. Je n’arrive qu’à légèrement freiner mon envie de me jeter définitivement sur elle. Alors, quand elle me dit qu’avec un seul mot de ma part, un simple signe d’approbation de ma part, elle sera à moi, je m’arrête et la dévisage pendant un quart de seconde. Je n’arrive pas à réfléchir à ce que ça veut dire, à ce que ça implique, si tant est que ça implique quoi que ce soit. Tout ce que je vois, c’est que je crève d’envie de la posséder, et qu’elle s’offre à moi, dans une cage d’ascenseur. « Okay… » C’est tout ce que j’ai réussi à lâcher avant de lui lâcher les poignets pour saisir sa taille. Comme s’il ne s’agissait que d’un vulgaire sac de plumes, je la soulève du sol pour qu’elle m’entoure de ses jambes, et je l’adosse violemment au mur dans un fracas de taule. J’en ai plus rien à foutre qu’elle m’accorde la victoire, ni qu’elle fasse peut-être ça pour avoir ses informations, là, tout ce qui m’intéresse, c’est de l’avoir pour moi. Mes mains passent sous sa jupe d’écolière, la remonte avec tellement de facilité que c’était presque de l’incitation à regarder dessous. Je la veux, plus que tout au monde. Je la veux pour moi. Je veux la posséder quand je veux, et autant que je veux. Est-ce-qu’elle se doute de ça ? Est-ce-qu’elle se doute que si elle continue comme ça, je ne laisserai plus aucun homme autre que moi l’approcher ? « Tu sais pas dans quoi tu t’embarques… » Lui soufflais-je à l’oreille avant de faire sauter les boutons de son chemisier blanc.



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Oh, ces yeux qui me dévorent, la rage au ventre... Mais qui de nous fera le premier pas ? Parfois j'ai peur de nous quand on est aussi bas, quand un rien enflamme tout, qui sera le plus mesquin, qui sera le plus fou ?
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Jeu 21 Mar - 1:17

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Ok. Pas tellement le mot que j'attendais, mais au fond le sens est le même. Il est d'accord, et cela seul m'importe. Totalement prisonnière de son désir, sans plus pouvoir bouger, je me tend sous son corps lorsque sa main vient relâcher mes poignets au profit de ma taille. Hypnotisée que je suis, mes jambes s'enroulent aussitôt autour de lui pour le presser un peu plus contre moi. Alors que quelques instant plus tôt il me suppliait d'arrêter de jouer avec lui, il me vient l'amère pensée que je suis tout aussi prise que lui dans ce jeu insolent.
Sa voix. Sa voix qui vient me souffler que je ne sais pas dans quoi je m'embarques, une remarque que j'ignore habilement. Non je ne le sais certainement pas, et après tout je ne veux pas le savoir. Je le veux à m'en damner. Je le veux comme je n'ai jamais désiré auparavant, comme je ne pensais pas que ce soit possible. Et pourtant, paradoxalement, à chaque fois que mon corps quitte le sien je ne peux m'empêcher de détester ce qu'il représente, de détester cette soumission qu'il me refuse, et qui dans le même temps est la racine de ce sentiment infernal qui m'étouffe. Alors que ses mains font sauter les boutons de ma chemise, dévoilant à sa vue ma gorge dévouée, mes doigts viennent se faufiler sur le col de sa chemise que je tire pour rapprocher son visage du mien. Ses lèvres enfin contre les miennes, je me sens revivre, comme reprenant ma respiration après plusieurs minutes sans souffle. Ma langue s'ajoute à notre union, et traduit la frustration que fut la mienne durant tout ce temps passé loin de lui. Je pourrais bien hurler que je le veux, là dans cette cabine, que ce ne serait pas aussi fort pour le lui faire comprendre. Les gestes seuls peuvent parler en une pareille situation.

Lorsque nos lèvres se défont enfin, je ne peux déjà plus le quitter, et c'est donc en retrouvant le chemin de sa nuque que je lui murmure alors :


« Toi non plus... »

Là où mes lèvres embrassaient, elles mordent à présent cette chair offerte. Je le sens se tendre parce que même si je ne sers pas les dents cela fait mal. Cela fait du bien. A l'image même de notre relation dénuée de sens. Nos ébats se poursuivent dans la même bestialité, avec cette sensation non pas de m'abandonner, mais de le dévorer tout entier. Avec le sentiment que cette impression est entièrement réciproque, et Merlin que j'aime ça. Lorsque mes mains délivrent son désir qu'il vient glisser entre mes jambes, soudain je me fige. Nous nous regardons le souffle court, comme réalisant enfin ce que nous nous apprêtons à faire. Cependant, cette trêve ne dure que l'instant de quelques secondes, puis vient la délivrance, celle de le retrouver à nouveau en moi. L'étroitesse de mon corps s'offre à lui quand dans le même temps, mon esprit quitte ce monde, salue la réalité qui veut que je sois en train de m'unir à mon plus bel ennemi dans l'ascenseur d'un hôtel quand il y a moins d'une heure de cela, je pensais devoir rentrer seule. Je ne nous comprend pas. Je ne me comprend plus. Faut-il seulement que je cherche à le faire ? Allez savoir. Toujours est-il que plus rien au monde ne compte à mes yeux si ce n'est lui. Quand en suis-je devenu si dépendante ? Cela me dégoûte, et me fascine car je ne pensais pas qu'il puisse exister en ce monde quelque chose de si fort, de si intense. Je ne me sens complète qu'auprès de lui, mais manquant d'élément de comparaison, je ne peux m'affirmer à moi-même ces mots terribles que ses baisers me provoquent. L'aimer.
Est-ce bien cela que je fais ? Est-ce bien cela que je ressens ? Je ne peux pas me résoudre à quelque chose d'aussi absurde, pourtant lorsqu'il me touche ainsi, lorsque je ne fais plus qu'un avec lui, c'est bien l'impression que cela me donne. Mais pour l'heure, je range cette idée dans le fond de mon esprit chamboulé, et ne me concentre plus que sur ma respiration que je tente de calmer alors que désormais le corps de Caleb se repose allongé sur le sol contre le mien. Son visage au creux de mes seins me chavire, me donne l'envie de rester ainsi pour toujours, mais déjà je le quitte, ou plutôt me redresse sur mes coudes, l'obligeant à se relever lui-même. Ses yeux brillent, véritable étincelle de perfection qui m’enivre. Gardant un bras autour de son cou, je récupère ma chemise de ma main valide et tente de la remettre au mieux. Petit à petit, nous reprenons pied l'un comme l'autre, et une drôle de boule au ventre me rappelle à cette sensation désagréable de vide lorsque lors de notre dernier et premier ébat, nous nous sommes quittés sans un mot. Devons-nous vraiment nous séparer ainsi lorsque l'étreinte prend fin ? Ne puis-je espérer plus qu'un instant de folie et un abrupte retour sur terre ? Merlin par pitié non. Nous sommes de nouveau rhabillés, propres sur nous même comme si rien ne s'était passé. Cependant, alors que d'un pas traînant je le vois lever le bras vers les boutons de l'ascenseur, tout prêt à le remettre en marche, je ne sais ce qu'il me prend, mais mes deux bras viennent l'encercler pour l'empêcher de rompre ce moment.


« Attend ! » Lui fis-je de façon brusque mais d'une voix encore troublée par l'ébat. Je répètes, plus doucement. Attend. Un murmure. Attend. Mon front posé dans son dos, je ne suis plus guidée que par un fait immuable : si nous devions recommencer encore et encore de cette façon, je ne tiendrai pas le coup. Je ne peux pas continuer ainsi, sans de plus solides conviction. Et sans promesse. Je sais que lui non plus par ailleurs n'a pas tellement confiance en moi en vue de nos précédentes conversations, c'est ainsi que me vint cette idée. Une idée pour le moins dangereuse, un risque que je ne suis pas certaine qu'il accepte. Mais déjà mes lèvres sont ouvertes, et ma voix le caresse de mon projet que je lui expose :

« Nous avons un accord, mais tu avais raison. Une promesse ça se brise, et rien ne peut nous garantir que nous recevrons de l'autre ce que nous attendons, mais un serment inviolable...» Me détachant de lui, ma main vient trouver son bras pour le forcer à se retourner et à me regarder. Quand mes yeux croisent les siens, je n'y tiens déjà plus, et ne peux me refuser le bonheur de goutter à ses lèvres du bout des miennes. Je le sens avec plaisir me rendre mes caresses, qui s'achèvent lorsque sur sa bouche mes mots se posent.

« Qu'importe ton prix et tes clauses, je les accepte, mais une chose et une seule en retour... »

Le dos de ma main vient caresser sa joue avec tendresse. Près de lui je me sens à la fois forte et frêle, mais à dire vrai, la deuxième option semble bien plus justifier, car déjà ma voix n'a plus son ton surélevé, ni sa belle assurance. J'ai peur qu'il refuse ma proposition, tout comme je crains ma propre initiative, mais les choses sont dites. Aucun retour en arrière possible.

« Jure que tu ne me trahiras jamais. »

Le silence né, je le condamne.

Le veux-tu ?

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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Jeu 21 Mar - 20:15

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La sensation de mon corps penetrant le sien m’arrache un sursaut de plaisir et un soupire de soulagement. Sa peau douce et brûlante, j’en profite autant que faire se peut, sans penser à l’instant fatidique où tout la magie disparaîtra. M’effondrant enfin sur son cœur, je ferme les yeux et savoure cet instant de paix entre la violence de nos ébats et l’indifférence qui va suivre. Pendant un moment, tout est calme, j’entends son cœur battre la chamade à mon oreille, et si je me concentre assez fort, je peux presque me persuader qu’on vit quelque chose de vrai, elle et moi. Mais tout cela vole en fumée lorsqu’elle se redresse sans un mot pour attraper son chemisier et se cacher à ma vue comme si s’offrir à moi était le déshonneur de sa vie. Vexé, et honteux d’avoir pu aspirer à un geste de tendresse de sa part, je me rhabille avec tout l’empressement et le dégoût que je m’inspire. Pourquoi faut-il que le seul endroit où je me sente vraiment chez moi soit dans ses bras ? Furieux de me sentir aussi fébrile, je ne lui accorde pas le moindre regard, et la claustrophobie qui m’envahit maintenant de ne pouvoir m’éloigner d’elle me ferait presque suffoquer si je ne tenais pas tant à ma fierté. Mais Jolane m’empêche de me dérober. Sa façon de m’arrêter, comme une prière à rester près d’elle, sa voix étouffée, et son regard tremblant me prennent de court, et me font espérer à nouveau. Quand suis-je devenu aussi sensible ? Mon corps reste pourtant immobile, seule ma tête pivote vers elle pour y poser mon regard. Je voudrais mettre dans mes yeux tout le dédain que je m’inspire et lui faire croire qu’elle en est l’objet, mais sur mon visage, il n’y a qu’une immense lassitude et comme une étrange douceur.

Lorsque ses lèvres viennent à nouveau prendre les miennes, la repousser me parait impossible. Pourquoi la repousserais-je alors que pour la première fois, elle ne m’embrasse ni pour me séduire ni pour obtenir quelque chose de moi ? Pourquoi la repousserais-je quand elle m’offre enfin cet éclair de tendresse et de simplicité qui me fait tant envie ? Je voudrais lui rendre la pareille, pendre délicatement son visage entre mes mains, et caresser doucement sa joue, mais mon corps reste parfaitement immobile, m’autorisant tout juste à fermer les yeux pour imprimer ce souvenir dans ma mémoire. Je voudrais pouvoir lui montrer toute la douceur que j’ai en moi, je voudrais pouvoir l’aimer comme il se doit, sans violence ni intérêts, mais dans mon cœur tinte comme une sonnette d’alarme qui m’empêche de me détendre et de me livrer complètement à elle. La confiance est visiblement quelque chose qui nous fait défaut à elle et moi. Peut-être parce qu’elle n’a jamais attendu de moi autre chose que ce dont elle avait besoin, et que rien de ce qu’elle m’a donné n’a jamais été gratuit. « Jure que tu ne me trahira jamais. » Le couperet tombe, brutal, violent, réaliste, m’humiliant à nouveau pour ma crédulité et ma sensiblerie. Consterné par autant de pragmatisme, je m’écarte d’elle comme de la peste, sans même cherche à comprendre ce qu’elle attend de moi. Ca n’est qu’en la voyant tendre la main vers moi, paume dressée vers le ciel, que je saisis le sens de ses paroles : un pacte à la vie à la mort. Je ne me sens que plus misérable d’avoir pris pour un baiser véritable ce qui n’était au final qu’une nouvelle farce pour m’amadouer. Enfin ! Mes yeux la transpercent de tout la déception et la consternation qu’elle m’inspire, et je m’efforce de balayer de mon esprit ce rêve calamiteux par lequel je me suis laissé tenter pour reprendre la position qui est la mienne : un informateur, un divertissement, un négociateur. Fermant mon cœur à toute sympathie et à tout attachement, je relève fièrement la tête, prêt à lui faire face avec tout l’aplomb nécessaire. « Non, je ne le veux pas. Pourquoi le voudrais-je d’ailleurs ? » Répondis-je froidement en remettant correctement le col de ma chemise sous ma veste, n’accordant plus le moindre regard à son bras toujours tendu vers moi. L’aider à se venger, c’est une chose. Fournir des informations, jouer les amants, me venger, d’accord. Mais accepter la possibilité de mourir pour elle… C’en est une autre. Simulant avec talent l’indifférence la plus totale, je ne parviens pourtant pas à chasser cette haine qui envahit mon cœur. La haine de ces yeux écarquillés par la surprise, la haine de cet être faible et manipulable que je suis face à elle, la haine de cette relation malsaine qui ne m’apporte que l’ombre de ce que mon cœur désire vraiment. Mais rien de ce que je ressens ne doit transparaître. Jolane me torture déjà bien assez en ne sachant pas ce qui se cache derrière mes yeux bleus, je n’ose pas imaginer à quels jeux sadiques elle pourrait s’adonner en le découvrant.

Affichant donc, pour le meilleur et pour le pire, ce masque de froideur qui me va si mal, je tente un semblant de résistance. « Les Pontius ne me sont pas assez chers pour que leur mort vaille la mienne. » Lançais-je d’une voix claire. Me voilà blessé dans mon amour propre en plus du reste. Si je sais que jamais je n’aurai abandonné Jolane face aux autorités, face aux Pontius, face à ses cibles quelles qu’elles soient, le fait de devoir le lui promettre sous peine de mort m’indispose au plus haut point, sans compter que c’est le meilleur moyen pour que je reste emprisonné à elle jusqu’à la fin de mes jours… qui arrivera peut-être plus tôt que prévu. « Qu’as-tu à me promettre, toi, qui puisse me faire risquer de perdre la vie pour protéger la tienne ? » Repris-je en relançant ainsi le cours des négociations. Nouveau marché. Nouvelles règles. Nous revoilà au point de départ… une fois de plus.



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Oh, ces yeux qui me dévorent, la rage au ventre... Mais qui de nous fera le premier pas ? Parfois j'ai peur de nous quand on est aussi bas, quand un rien enflamme tout, qui sera le plus mesquin, qui sera le plus fou ?
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MessageSujet: Re: Let me shake up your world (ft Jolane) Jeu 21 Mar - 22:10

Caleb Jenkins & Jolane Everdeen
Let me shake up your world

Je reste là, stupéfaite, recevant clairement une réponse des plus négatives en plus d'un visage froid et distant, bien différent de celui qui quelques minutes auparavant murmurait encore mon nom dans un soupir des plus tendres. Ses paroles me ramènent brutalement sur terre, car là où je ne souhaitait que lui assurer ma fidélité, là où je ne cherchais qu'à le rassurer puisqu'il était bien celui de nous deux qui doutait sur notre accord, je vois les rôles s'inverser. Ça me blesse. Je ne saurai même pas dire pourquoi, mais ses paroles, son ton, son expression, tout ce qu'il me répond me fait l'effet d'un coup de poing en plein visage, me rappellerai presque la sensation du fer rouge sur la peau.
Mon bras que j'avais tendu vers lui pour lui faire comprendre mon projet se baisse en même temps qu'une expression de profonde déception, et je dois l'avouer, de tristesse vient se fondre sur mon visage. J'ai une boule dans la gorge, l'envie de le pousser hors de cette cabine, de fuir à des kilomètres de lui pour ne plus jamais le revoir quand dans le même temps, la seule idée de me séparer de lui me serre le cœur. Qui manipule l'autre au fond ? Je réalise presque écœurée que finalement, je tire peut être bien moins de ficelle que je ne le souhaiterais, que celui de nous deux qui sait le mieux ce qu'il fait ce n'est peut être pas moi.
Nous n'avons que deux ans de différence, et pourtant j'ai le sentiment de n'être qu'une petite fille quand je me trouve ainsi face à lui. Désormais démunie de ma belle insolence, je fais tourner mille et un mensonges dans ma tête, tente par cent fois de retrouver ce masque glacial et indifférent que je lui offrais lors de notre première rencontre, mais, et c'est bien la première fois de ma vie, je n'y arrive pas. Non, je n'arrive pas à lui mentir, ni dans le geste, ni dans la parole.


« Ce que j'ai à te promettre ? » Je répète sa question amèrement, un nœud dans la gorge, avant de répondre de façon enfin brutale. « Cette certitude que tu n'avais pas en arrivant dans cet hôtel, voilà ce que j'ai à te promettre Caleb Jenkins ! »

Et voilà, fidèle à moi-même, je ne peux m'empêcher de finir par hausser le ton. Même lorsque le regret se lit dans ma voix, je ne peux jamais ou presque parler franchement de ce que je ressens sans me sentir complètement démunie. Sur la défensive, je détourne mon regard du sien le temps de me reprendre. Je me souviens à cet instant de mon père qui riait si franchement de ce genre d'états de nerfs, en me disant que contrairement à ce que je prétendais, ils finiraient par se calmer avec l'âge comme l'avait fait ma mère avant moi. Et malgré le temps passé j'ai bien du mal à y croire. Bien du mal à croire que je pourrais un jour parler sincèrement de ce que j'ai sur le cœur à cet homme sans ponctuer mon discours de jurons profonds. Je n'arrive pas à m'apaiser, et si désormais le ton de ma voix est toujours si haut, désormais il affiche bien plus de rancœur que de peine.

« Je te rappelle que c'est TOI qui doutais, TOI qui as refusé de m'offrir ce pour quoi je suis venue aujourd'hui parce que TU n'avais pas confiance en moi. Et si tu crois que je suis là pour te mener par le bout du nez alors sache que... !! » Je me coupe avant d'en dire trop, mais c'est déjà le cas. De nouveau auprès de moi je le vois me fixer dans l'attente de la partie manquante de ma réponse, la plus difficile qui m'ait été donné de prononcer. Pourtant ses yeux me chavire, et font tambouriner mon cœur à m'en faire mal. Je me sens nauséeuse à l'idée de la révélation que je m'apprête à faire, mais il faut croire que ce regard m'emplit de courage car sans plus de cérémonie, et bien que quelque peu boudeuse, je finis par capituler. A nouveau. « Ce que je viens de te proposer, je ne l'ai pas fait en m'imaginant me servir de toi comme d'un bouclier ou en pensant m'approprier ta vie. Ce que j'ai fais... je l'ai fais en te promettant la mienne... »

Merde, je l'ai dit ! Je ne sais même pas comment j'ai pu dire une chose pareille. Je n'ai heureusement pas l'occasion de le voir, mais je sens au feu qui me pique les joues que ces dernières ont dû prendre une sacrée teinte rouge en prononçant un truc pareil. Ça ne me ressemble pas d'être si honnête, de me dévoiler comme ça, et surtout pas lorsqu'il s'agit de quelqu'un avec qui je ne comptais faire que des affaires. Je me surprend moi-même : attends une seconde Jolane, c'est bien là TOUT ce que tu fais avec lui. Des affaires, un arrangement. Sérieusement, qu'est-ce que je suis en train de m'imaginer ! Alors que mon bel amant semble en proie à un profond dilemme intérieur, je le regarde perdu dans son silence pendant plusieurs secondes, accrochée à ses lèvres, puis, ne voyant pas de réaction, j'en conclus bien vite que je viens de me ridiculiser, de m'humilier de la pire façon. Que toute ma belle crédibilité vient de voler en éclats, et que je ne suis pas prête de la récupérer.
Je me déteste pour ça, et je le déteste lui encore plus ! Rangeant ma baguette dans la poche, je le contourne en prenant le soin d'entrechoquer nos épaules sur mon passage, lui lançant un brutal
« Oublie ça ! » avant de m'en retourner vers le tableau empli de boutons de la cabine. Là devant le petit loquet qui délivrera l'ascenseur de ma présence, je me sens incapable de l'actionner par moi-même. Je suis fatiguée. Non, pire, épuisée. J'ai le corps en feu et complètement imprégné de lui. Et que dire de ma tête, de mon cœur... Ce type chamboule tout sur son passage, et me fait horreur.

Pour la première fois en trois ans, j'en suis presque certaine, j'ai envie de pleurer. De courir. De me cacher. De disparaître complètement, mais même cela je n'en ai pas la force. Alors que mon doigt caresse le bouton qui sonnera la fin de cette nouvelle mésaventure auprès de lui, je soupire profondément de ne pouvoir appuyer dessus, et finit par laisser mon épaule retomber doucement contre le mur de l'ascenseur, bientôt rejoint par ma tête qui s'y appuie. Je ferme les yeux, croise les mains sur mes coudes et les serrent pour me donner la force d'aller de l'avant. La force de supporter le ton moqueur qui viendra bientôt appuyer sur ma misérable fierté que j'ai moi-même éventrée.

Je crois rêver qu'il me touche encore, quand je réalise soudain que sa main est bel et bien posée sur mon bras, à l'endroit même où se trouve ma fleur de lys. Je le regarde une seconde, puis détourne à nouveau la tête avant de répliquer d'une voix amère mais calme.


« Si tu comptes te foutres de moi et m'humilier, fais ça vite, ça t'évitera de perdre ton temps avec la garce que je suis ! »

« Garce », c'est bien là le terme qu'il avait utilisé quand par mégarde quelques temps plus tôt je l'avais froissé à un endroit particulièrement sensible, et j'admets que si une telle considération me ravie dans la bouche des autres, l'entendre me nommer ainsi m'est resté en travers de la gorge. De toute façon, je suis tellement certaine de me faire envoyer balader qu'une dernière pique ne lui coûteras pas grand chose. Du moins, alors que sa bouche me réponds enfin, c'est bien ce dont je suis persuadée.


© Chieuze


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Caleb & Jolane
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